Adrastia part d’une position intellectuellement honnête et politiquement inconfortable : l’hypothèse que la crise systémique actuelle ne soit pas surmontable ne peut pas être exclue. Pas comme une affirmation, comme une possibilité qui mérite d’être prise au sérieux. Les scénarios de déclin et d’effondrement — économique, écologique, social — doivent être anticipés plutôt que niés.
C’est cette posture qui m’a intéressé dans le projet. Adrastia ne vend pas de peur. Elle pose une question que la plupart des institutions évitent de formuler, et cherche à travailler sur ses implications concrètes pour la société et la biosphère. La communication visuelle devait refléter cette sériosité sans tomber dans la dramatisation.