Il y a des projets qu’on accepte parce qu’ils paient bien. Et puis il y a ceux qu’on accepte parce qu’ils nous ressemblent. Le Parti Pirate, c’était évident : un mouvement qui défend le partage libre des savoirs, la transparence des institutions, la démocratie délégative, c’est-à-dire sans hiérarchie. Des valeurs que je n’avais pas à apprendre, juste à traduire visuellement.
Quand Rick Falkvinge, en 2005, a lancé cette phrase devenue fondatrice — on nous appelle des pirates, eh bien soit, créons notre propre parti — il mettait des mots sur une posture que beaucoup partageaient sans savoir comment l’organiser. Ce que j’ai essayé de faire avec le design, c’est d’incarner cette posture : libre, ouverte, lisible, sans arrogance.